Présentation

Au premier étage de la médiathèque Voyelles, nous mettons à votre disposition de riches collections patrimoniales, dans un espace où vous trouverez une douzaine de places assises, des documents de référence en accès direct, des lecteurs de microfilms et des expositions temporaires. Cet espace est ouvert à tous aux horaires suivantes :

Mardi, jeudi, samedi de 14h à 18h

Fin de communication des documents à 17h45

Les collections patrimoniales

C'est à partir de la Révolution française que la notion de patrimoine se développe, notamment grâce à la réflexion et à l'engagement de l'Abbé Grégoire (1750-1831) contre le vandalisme opéré par les révolutionnaires les plus durs ou les moins instruits. Parmi les biens des abbayes et des aristocrates émigrés, on choisit de préserver les oeuvres d'art, le savoir rassemblé au cours des siècles, les riches peintures qui décorent les manuscrits... puis d'en faire profiter les citoyens : créés dans cette intention, les archives, les musées et les bibliothèques publiques se développent tout au long du XIXe siècle.

Et de fait, la plus grande partie des collections patrimoniales de la bibliothèque de Charleville-Mézières provient des confiscations révolutionnaires des années 1790 : les imprimés et manuscrits confisqués aux aristocrates et aux abbayes voisines (abbayes de Signy, Mouzon, Novy, Chartreuse du Mont Dieu, etc.) sont envoyés à Charleville. La bibliothèque ouvre au public en 1807 avec 20 000 volumes.

Dans un premier temps, les musées, archives et bibliothèques sont des lieux de savoir élitistes où l'on voue un véritable culte à la connaissance. Parfois regroupés, ils organisent lentement leurs collections en les conservant, en les restaurant, en les cataloguant, en les étudiant et en les communiquant au public.

Les collections conservées à la bibliothèque de Charleville-Mézières et qui étaient présentes à cette époque sont très variées et correspondent au fonds traditionnel d'une bibliothèque ancienne d'étude : carnets de voyage, histoire, théologie, droit, littérature.... Elles permettent aussi de dégager les centres d'intérêt de leurs anciens possesseurs : le marquis de Sy, bibliophile, a par exemple rassemblé un important fonds d'oeuvres théâtrales et de cartes et plans.

En 1910, à la suite de la loi de séparation entre l'Eglise et l'Etat, les 9442 ouvrages imprimés et les 20 manuscrits de la bibliothèque du séminaire de Charleville sont déposés à la bibliothèque municipale.

Aujourd'hui, la bibliothèque de Charleville-Mézières possède plus de 600 manuscrits, 117 incunables, environ 24 000 imprimés des XVIe – XVIIIe siècles, auxquels il faut ajouter quelque 12 000 estampes, cartes et plans, 8000 volumes sur les Ardennes et sur Rimbaud, ainsi qu'une importante collection de journaux locaux. Son document le plus ancien est une bible du XIe siècle. Son fonds contemporain général s'inscrit dans la lignée des collections anciennes.

Depuis une quinzaine d'années, la bibliothèque développe, dans la continuité du fonds Rimbaud, une politique d'accueil d'archives de poètes contemporains, sous forme de dons ou de dépôts, prioritairement pour des poètes ayant un lien avec les Ardennes.
La bibliothèque a ainsi accueilli les archives de Jean-Marie Le Sidaner, André Velter, Guy Goffette et Christian Hubin.

Quelques écrivains natifs des Ardennes, par l'importance de leur oeuvre, des études qu'elle suscite et des documents qui l'accompagnent, ont fait l'objet d'un fonds distinct : c'est le cas notamment d'André Dhôtel.

Dans ces collections, on compte essentiellement des manuscrits, des ouvrages imprimés et des périodiques, mais on trouve aussi des documents iconographiques (photographies, cartes postales anciennes, affiches), des partitions, des dossiers de coupures de presse, des documents numériques et audiovisuels, et enfin des objets d'art (un globe terrestre et un globe céleste, un buste d'Eugène Guillevic par Boris Lejeune) et des livres d'artistes formant un petit fonds contemporain d'art.

Bien qu'elles intéressent surtout les amateurs éclairés, les membres de sociétés savantes et les chercheurs (étudiants, universitaires, ou professionnels), elles sont accessibles à tous les curieux !

Les missions dont se sont dotées les bibliothèques au XIXe siècle se perpétuent jusqu'à aujourd'hui, mais si la conservation et la communication des documents restent au centre des préoccupations des bibliothécaires, c'est surtout à leur signalement et à leur mise en valeur qu'ils travaillent, en s'appuyant largement sur les nouvelles technologies. Quatre personnes veillent sur les collections patrimoniales de Charleville-Mézières et contribuent à remplir ces missions. Leurs tâches sont multiples :

  • elles assurent la survie des documents à travers les âges par un entretien matériel approprié (dépoussiérage, conditionnement, petites restaurations...)
  • elles font connaître ces documents par des inventaires et par le catalogage de chaque pièce, encourageant ainsi les recherches
  • elles assurent une large diffusion de ces ouvrages en développant des campagnes de microfilmage ou de numérisation
  • elles les présentent au public à travers des expositions
  • elles acquièrent régulièrement des publications anciennes ou récentes

Enfin, la bibliothèque s'intègre dans divers réseaux de coopération : elle a reçu le soutien de la Bibliothèque Nationale de France pour le signalement de ses collections des XVIe-XIXe siècles, elle accueille des projets de catalogues régionaux thématiques, en particulier sur les documents musicaux (François-Pierre Goy, Catalogue des fonds musicaux anciens conservés en Champagne-Ardenne, Minkoff, 2000), et elle collabore avec les bibliothèques de la région Champagne-Ardenne au sein de l'association Interbibly. Cette association a mis en place un plan de conservation partagée des périodiques dans les années 1990.

Bibliographie succincte

  • Henri Jadart, « La bibliothèque du séminaire de Charleville », in Revue Historique Ardennaise, T XVIII, 1911.
  • Emile Manquillet, Notice sur la Bibliothèque de Charleville, in Catalogue, vol. 8, 1933.
  • Henri Marlier, La bibliothèque municipale de Mézières, Floquet, 1936.
  • Henri Manceau, Trésors de la bibliothèque municipale de Charleville-Mézières, Anciaux, 1968.
  • Gérard Martin, « Bibliothèque municipale Charleville-Mézières », in Patrimoine des biliothèques de France, Payot, 1995.


Quelques expositions de la bibliothèque

La plupart de ces expositions ont donné lieu à un catalogue que vous trouverez à la bibliothèque.

1981-1982 : Les incunables : naissance du livre imprimé
1991 : Fastes de l'écrit : patrimoine des archives et bibliothèques
1994 : Gravure sur bois, hommage à Arthur Rimbaud
1996 : L'agencement du monde ou le voyage rêvé du Marquis de Sy
1998 : André Velter « dans la lumière et dans la force »
1998 : René Daumal
1999 : Michel Fardoulis-Lagrange « aux abords des îles déshéritées ou fortunées »
2000 : André Dhôtel « à tort et à travers »
2001 : Armel Guerne « entre le verbe et la foudre »
2002 : Jean-Marie Barnaud « Pour saluer la bienvenue »
2004 : 150ème anniversaire de la naissance d'Arthur Rimbaud
2005 : Bestiaire du Moyen Age (exposition présentée avec le concours de la
Bibliothèque Nationale de France)
2005 : Jean-Marie Le Sidaner « le cercle de la rose »
2007 : Christian Hubin « sans commencement »
2008 : René Daumal, l'ascension continue
2009 Jean-Luc Parant, l'évasion du regard
2010 Rimbaudmania http://www.rimbaudmania.fr

Nos collections voyagent

La plupart de ces expositions ont donné lieu à un catalogue que vous trouverez à la bibliothèque.

1954 : Arthur Rimbaud (Bibliothèque Nationale de France)
1984 : Ecriture et enluminure en Lorraine au Moyen Age (Nancy), ms 164
1991 : Arthur Rimbaud, 1854-1891, Portraits, dessins, manuscrits (Musée d'Orsay)
1996 : Dédicaces à Paul Verlaine (Metz)
2001 : Héloïse et Abélard, entre passion, raison et religion (Musée national du Moyen Age), ms 67
2004 : Rimbaud (1854-1891), Une saison en enfer (Bruxelles)
2006 : Terres de Champagne-Ardenne
2007 : San Nicola. Splendori d'arte d'Oriente e d'Occidente (Bari, Italie), ms 258
2007 : Elisabeth de Thuringe : une sainte européenne (Eisenach, Allemagne), ms 115
2007-2008 : Vida y hechos de Arthur Rimbaud (Madrid et Grenade, Espagne)

Fonds ancien et d'étude

La Médiathèque Voyelles de Charleville-Mézières possède plus de 600 manuscrits, 117 incunables, environ 24 000 imprimés des XVIe – XVIIIe siècles et des ouvrages d'étude du XIXe siècle, auxquels il faut ajouter quelque 12 000 estampes, cartes et plans.

Les manuscrits médiévaux proviennent des cisterciens de l'Abbaye de Signy, des prémontrés de Belval, de la Chartreuse du Mont Dieu, des capucins et des recollets de Charleville, de la collégiale Saint Pierre de Mézières, des abbayes de Mouzon, de Novy, de Laval-Dieu, d'Elan, des minimes de Rethel.

Parmi les manuscrits provenant de l'abbaye de Signy, on peut signaler le manuscrit 114, du XIIe siècle, qui contient quelques écrits de Guillaume de Saint-Thierry, et notamment la fameuse « Lettre d'or ».

Natif de Liège, Guillaume de saint-Thierry est un moine de Saint-Nicaise de Reims. En 1119, il devient abbé de Saint-Thierry, près de Reims : il y reste jusqu'en 1135. C'est pendant cet abbatiat qu'il écrit ses premières oeuvres, florilèges et traités. Retiré finalement chez les Cisterciens de Signy, il y termine sa carrière littéraire, polémique et mystique. Vers 1145, il fait un séjour chez les chartreux du Mont-Dieu. Après son retour, il leur écrit la célèbre “Lettre aux Frères du Mont-Dieu”, écrit dénommé plus tard par Mabillon : “Lettre d’Or”. Cette épître familière, émaillée de sages conseils et de prudentes directives, est à la fois une apologie de la vie des Chartreux, un miroir du parfait ermite, un manuel de l’ascétisme et un traité de vie mystique. Le manuscrit 114 conservé à la médiathèque contient cette célèbre lettre.

Guillaume de Saint-Thierry meurt le 8 septembre 1148.

La médiathèque travaille en partenariat avec l'association « Route Guillaume », qui vise à animer les étapes géographiques de ce religieux et penseur.

Un projet de publication du volume du Catalogue des Manuscrits notés des Bibliothèques publiques de France consacré aux régions Champagne-Ardenne et Bourgogne a été présenté à la médiathèque en mars 2008. Il est mis en oeuvre par le Centre National de la Recherche Scientifique sous la direction de Christian Meyer (UMR 7002, Nancy) avec le soutien de l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR).

L'objet de ce catalogue est le recensement et la description des manuscrits du Moyen Âge, partiellement ou intégralement notés, ainsi que des fragments ou collections de fragments portant des notations musicales conservés dans les bibliothèques publiques de France. Il est conçu comme un outil d’investigation pour les historiens, liturgistes, philologues, musicologues ou historiens de l’art du domaine médiéval.

Chaque notice comportera une description codicologique succincte du manuscrit, une présentation des éléments permettant de préciser l’origine ou la provenance du volume, enfin la date de sa rédaction et son histoire.

La bibliothèque possède aussi quelques manuscrits plus tardifs. Dans le manuscrit 101, une Bible du XIIIe siècle, Dom Jean Mabillon (Saint-Pierremont, Ardennes, 1632 – Saint Germain des Prés, 1707), moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, fondateur de la diplomatique, est l'auteur des annotations initiales.

Les Incunables, livres imprimés avant 1500, peu de temps après la naissance de l'imprimerie, proviennent principalement des minimes de Rethel, de l'abbaye bénédictine Mouzon, et de la Chartreuse du Mont-Dieu. Le plus renommé d'entre eux est sans conteste l'incunable Sancta Brigitta. Revelationes, imprimé à Nuremberg en 1500 par Anton Koberger pour Maximilien Ier, et qui contient des gravures sur bois de Dürer.

Plusieurs autres ouvrages renferment des illustrations dignes d'attention, comme cet incunable imprimé à Anvers en 1488 par Gérard Leeu.

Le fonds de Charleville-Mézières est répertorié dans le Catalogue régional des incunables des bibliothèques publiques de France. Bibliothèques de la région Champagne-Ardenne. Volume 1, par Jean-Marie Arnoult, 1979. Le fonds ancien de livres antérieurs à 1801 propose une collection d'ouvrages du XVIIIe provenant des abbayes de Novy et Mouzon, et des Prémontrés de Belval. On y trouve notamment les Annales bénédictines de Dom Jean Mabillon et les quatre volumes du Dictionnaire encyclopédique de Pierre Bayle.

Il faut enfin signaler l'importante bibliothèque d'Alexandre César Annibal Frémin, marquis de Sy : surtout connu comme bibliophile, il avait réuni dans son château des collections de grande ampleur, au sein desquelles se détachent un fonds de pièces de théâtre composé de 655 éditions et environ 9000 gravures du XVIe au XVIIIe s. reliées en 106 volumes.

Sont aussi conservées les collections d'autres émigrés tels Godefroy de Romance (Acy-Romance), le comte Louis Alexandre d'Auger, ou Claude Etienne Bidal, marquis d'Asfeld.

Fonds locaux

Si l'on peut accéder librement à de nombreux ouvrages d'intérêt local à la médiathèque Voyelles et dans les annexes, la bibliothèque conserve aussi un fonds local spécifique dans ses magasins patrimoniaux.

Alors que les documents en accès libre sont acquis de manière sélective, sans souci d'exhaustivité et peuvent dans la plupart des cas être empruntés, les documents du fonds local ne sont pas empruntables et sont destinés à être conservés pour les générations futures. Les collections sont rassemblées selon différents critères.

Définition du fonds local
Le fonds local, dont l'origine remonte au début des années 1950, a été constitué en premier lieu par les imprimés anciens des XVe et XVIe siècles relatifs à l'histoire des Ardennes : ils étaient entrés dans les collections à la faveur des confiscations révolutionnaires ou par le biais des acquisitions courantes.

Ces acquisitions, qui se sont poursuivies jusqu'à aujourd'hui, ont élargi progressivement le champ de ce fonds. La bibliothèque cherche ainsi à rassembler de la manière la plus exhaustive possible :
Tout ce qui est imprimé dans la région, tout ce qui est né de la région :

  • impressions ardennaises, anciennes ou récentes
  • documents produits, écrits, illustrés par des auteurs, artistes... nés dans les Ardennes, y ayant vécu, ou qui y vivent actuellement... (documents autour de René Daumal et du Grand Jeu, autour de Louis Jouvet, Hippolyte Taine, René Descharmes spécialiste de Flaubert, ou encore autour de Jean-Baptiste Clément sur la condition ouvrière...)
  • des ouvrages donnés par des structures proches avec lesquelles nous avons un partenariat

Tous les documents qui étudient la région et ce qui lui a trait, tout ce qui concerne directement la région, sous tous les angles

  • des documents concernant Charleville-Mézières, le département des Ardennes, quel que soit leur domaine : histoire, géographie, personnalités, arts, gastronomie, sports, loisirs, tourisme, sciences, culture, vie politique et sociale, événements, festivals, administrations, etc...
  • des affiches, des cartons d'invitation, des prospectus... concernant la région ou les artistes régionaux
  • des ouvrages généraux sur la Champagne-Ardenne en France et éventuellement sur les Ardennes belges
  • des ouvrages qui sont liés à nos collections et à l'histoire du livre, des travaux de chercheurs et d'étudiants (notamment autour des collections de la bibliothèque), des catalogues d'expositions pour lesquelles nous avons prêté des manuscrits...

Tous les documents qui ont pour cadre la région

  • oeuvres de fiction relatives aux Ardennes
  • récits qui prennent cette région pour cadre

Ce fonds local regroupe à l'heure actuelle environ 4500 documents de natures très diverses : manuscrits, autographes d'écrivains, tapuscrits, livres anciens et contemporains, photographies et cartes postales,
affiches, cartes et plans, estampes, dossiers de coupures de presse, ressources électroniques, documents audiovisuels, périodiques.
Tous les genres sont aussi envisagés : romans et fictions, documentaires, bibliographies, essais, catalogues d'exposition, mémoires, littérature grise, etc... Les ouvrages en langue étrangère ne sont pas exclus.

Quelques écrivains ardennais, par l'importance de leur oeuvre, des études qu'elle suscite et des documents qui l'accompagnent, ont nécessité la création de fonds distincts. Il s'agit d'Arthur Rimbaud, né à Charleville-Mézières, d'André Dhôtel, André Velter et Jean Marie Carré.

Missions
Le fonds local et les collections patrimoniales dans leur ensemble répondent aux missions générales de la bibliothèque : permettre à chacun, quel qu'il soit, de s'informer, de se cultiver, de faire des recherches, de se détendre, de progresser, et d'exercer sa citoyenneté. Ce fonds de référence propose tout particulièrement aux usagers une information de proximité. Il permet aussi de développer la mémoire locale : la bibliothèque travaille pour les générations futures...

L'exhaustivité est recherchée car Charleville-Mézières est le chef-lieu du département et tend à rayonner sur un secteur plus large que cette seule ville.

En proposant ce fonds local, en s'attachant à toutes les productions locales actuelles, la bibliothèque cherche aussi à suivre et à mettre en valeur la création littéraire et artistique des artistes locaux.

Enfin, ce fonds local permet à la bibliothèque d'oeuvrer en partenariat avec les Archives départementales des Ardennes, voire des départements voisins. Les deux structures sont complémentaires, car les fonds de la bibliothèque ne se prêtent pas aux recherches généalogiques, alors que les Archives départementales des Ardennes proposent un service de qualité dans ce domaine.

Fonds contemporains général

Le fonds contemporain général a été défini en 2008 pour permettre un accroissement raisonné des collections patrimoniales et réserver aux générations futures un ensemble de documents des XXe et XXIe siècles dignes d'intérêt.

Les collections qui le constituent s'inscrivent dans la continuité des fonds déjà conservés.
Ainsi, les domaines surtout représentés sont la géographie, la poésie, le théâtre... : on peut noter ici les textes concernant le « Pourquoi pas » du commandant Charcot.

Certains documents liés à la région, mais dont la portée dépasse celle du fonds local, ont été intégrés au fonds contemporain général : c'est le cas par exemple de ce qui a trait aux marionnettes.

La bibliothèque possède aussi une petite collection d'ouvrages sur l'apiculture, et elle a reçu en don des ouvrages sur l 'économie domestique.
Enfin, elle conserve des beaux livres, quelques documents essentiels dans le domaine de l'histoire du livre, et des ouvrages remarquables sur le plan de la collection, de l'édition, de l'auteur ou du thème.

Comme dans les autres fonds, on trouve des formes et des supports variés : documents iconographiques, partitions, exemplaires uniques d'ouvrages disparus ou d'éditions très rares, périodiques, documents audiovisuels...

Le fonds contemporain général a été défini en 2008 pour permettre un accroissement raisonné des collections patrimoniales et réserver aux générations futures un ensemble de documents des XXe et XXIe siècles dignes d'intérêt.
Les collections qui le constituent s'inscrivent dans la continuité des fonds déjà conservés. Ainsi, les domaines surtout représentés sont la géographie, la poésie, le théâtre... : on peut noter ici les textes concernant le « Pourquoi pas » du commandant Charcot.

Certains documents liés à la région, mais dont la portée dépasse celle du fonds local, ont été intégrés au fonds contemporain général : c'est le cas par exemple de ce qui a trait aux marionnettes.
La bibliothèque possède aussi une petite collection d'ouvrages sur l'apiculture, et elle a reçu en don des ouvrages sur l 'économie domestique.

Enfin, elle conserve des beaux livres, quelques documents essentiels dans le domaine de l'histoire du livre, et des ouvrages remarquables sur le plan de la collection, de l'édition, de l'auteur ou du thème.

Comme dans les autres fonds, on trouve des formes et des supports variés : documents iconographiques, partitions, exemplaires uniques d'ouvrages disparus ou d'éditions très rares, périodiques, documents audiovisuels...

Fonds Arthur Rimbaud

Le fonds Arthur Rimbaud a été constitué en 1946 à partir d'une quinzaine d'oeuvres pour honorer ce poète natif de Charleville et rassembler le maximum de documents dans un même lieu, l'ancienne bibliothèque centrale, lieu qu'Arthur Rimbaud fréquenta dans les années 1869-1871 et qui associait alors la bibliothèque à un collège.

Ce fonds, qui s'accroît régulièrement chaque année depuis la seconde guerre mondiale, s'est enrichi par un travail initial de recherche rétrospective, grâce aux donations d'Henri Matarasso, Jean-Marie Carré, Suzanne Briet, Pierre Petitfils (dont la bibliographie L'oeuvre et le visage d'Arthur Rimbaud, 1949, est une aide précieuse), André Lebon, Jacques Guérin, etc., puis par une politique d'acquisition systématique encore maintenue avec vigilance aujourd'hui.

En 1991, année du centenaire de la mort du poète, le fonds s'est développé de façon significative.
Il s'enrichit aussi spontanément grâce à la correspondance qu'il suscite, émanant parfois d'écrivains contemporains ou de personnalités. De même, la plupart des chercheurs venus travailler à Charleville nous ont volontiers envoyé ensuite leur livre ou leur article.

Le fonds Rimbaud permet de mieux connaître ce poète, de cerner le mythe qu'il a généré, mais aussi de découvrir sa carrière de voyageur en Afrique et ailleurs.
Il est notamment centré sur la légende créée autour du poète par sa soeur Isabelle, et compte aussi des documents concernant la réception de son oeuvre.
Il est complété par un ensemble de documents relatifs à Verlaine.

Il regroupe près de 5000 documents divers :

  • environ un millier de manuscrits autographes de Rimbaud, de membres de sa famille, de ses amis (dont Verlaine)
  • les oeuvres d'Arthur Rimbaud dans des éditions très diverses, et notamment leur édition originale
  • les études qui lui sont consacrées
  • des photographies, affiches, prospectus, films, disques, bandes magnétiques
  • des livres d'artistes et de bibliophilie contemporaine autour de Rimbaud

Depuis 1984, la bibliothèque et le musée Rimbaud de Charleville-Mézières publient une revue d'études rimbaldiennes, Parade sauvage, et une Revue Verlaine depuis 1993.

Fonds André Velter

André Velter est né en 1945 à Signy-l'Abbaye dans les Ardennes. Son premier livre, Aisha, écrit avec Serge Sautreau est paru chez Gallimard dès 1966. Son oeuvre poétique est nourrie de ses voyages en Orient, en Afghanistan, dans l'Himalaya, en Inde... et est marquée par le compagnonnage de plusieurs artistes, notamment Dado, Rebeyrolle, Velickovic, Monory, Pignon-Ernest, Saura... Elle a été couronnée par plusieurs prix : le prix Mallarmé, le prix Louise Labé, le Goncourt de la poésie... Un aperçu de cette oeuvre et du parcours de son auteur est visible sur http://www.andrevelter.com

Constitué à l'origine grâce aux acquisitions de la bibliothèque – cette dernière cherchant à rassembler de la manière la plus exhaustive qui soit les oeuvres des écrivains natifs des Ardennes–, le fonds Velter a véritablement pris une autre dimension le jour où André Velter lui-même y a effectué le dépôt de ses archives. Ce dépôt fut officialisé par convention en 1993.

Le fonds regroupe plus de 3000 pièces diverses : les manuscrits du poète, les éditions de ses textes, des livres, des articles parus en revue, des contributions de l'écrivain à des ouvrages collectifs, des affiches, des prospectus, des enregistrements. On compte aussi plus d'un millier de lettres reçues de divers écrivains. En effet, André Velter a correspondu avec René Char, Philippe Jaccottet, Alain Jouffroy, Zéno Bianu, et de nombreuses autres personnalités. Il reste en relation avec les grands poètes de ce monde et il enrichit régulièrement d'un nouveau dépôt de documents les archives qu'il a laissées à la bibliothèque de Charleville-Mézières.

Outre l'intérêt que présente ce fonds pour l'étude de l'oeuvre d'André Velter, beaucoup d'éléments qui le composent offrent une approche incomparable de la vie de la poésie, de sa vivacité et de sa diversité depuis le début des années 1960.

En 1998, la bibliothèque a organisé une exposition sur André Velter dans le cadre du Mois du patrimoine écrit : André Velter, « dans la lumière et dans la force », avec publication d'un catalogue.

Le 13 octobre 2008, à l'occasion de l'inauguration de la médiathèque Voyelles, André Velter est devenu, en compagnie de Guy Goffette, Franz Bartelt et Yanny Hureaux, parrain du nouvel établissement.

Fonds Geneviève Beduneau

Ancienne élève de l'EPHE, titulaire d’une Maîtrise de Philosophie de la Connaissance à Paris X
Nanterre et d'un Doctorat de Théologie Orthodoxe, Geneviève Beduneau (1947-2018) a longtemps enseigné à l'Institut Français de Théologie Orthodoxe de Paris (Histoire des Eglises). Passionnée d’ufologie, grande figure intellectuelle de la culture alternative, elle a été associée à de nombreux travaux de recherche, tels que le séminaire CNRS de l'atelier dirigé par l'ethnologue Michel Boccara (1990-1993) et est intervenue à plusieurs reprises auprès du Centre Européen des Mythes et Légendes. Dans le cadre du projet ONIROS de l’European Association for the Study of dreams (EASD), elle fut chargée des cours de formation en sociologie du rêve et histoire du rêve. Auteure de nombreux articles, parus notamment dans Liber Mirabilis - La revue d'étude des civilisations comparées, elle s’est également chargé de la traduction d’ouvrages et a publié plusieurs essais dont Des sociétés secrètes au paranormal : Les grandes énigmes (2012), Les Illuminati : L'histoire secrète du monde et le nouvel ordre mondial (2013) et Mystères et merveilles de l'Histoire de France : L'Hexagone couronné (2015). Ouvrages qu’elle a pu elle-même présenter à la médiathèque Voyelles lors du premier salon des Littératures Maudites, le 10 septembre 2016, pendant lequel elle avait donné une conférence « Mythes d’autrefois, légendaire d’aujourd’hui ».

Acquis par le réseau des Médiathèques Communautaires Ardenne-Métropole en 2018, le Fonds rassemble les ouvrages de la collection personnelle de Geneviève Béduneau. Comprenant près de 1000 documents, il est composé d’essais et de romans rares, évocateurs des centres d’intérêts et d’études de l’auteure.
Parmi les essais se trouve une quantité importante d’ouvrages relatifs aux phénomènes OVNI, dont bon nombre ont été rédigés par des ufologues de renom tels que Jacques Vallée ou Aimé Michel. Autres sujets fortement représentés : l’énigme de Rennes-le-Château, Nostradamus et ses prophéties, le tarot, les mythes et légendes de France et du monde, les templiers et leurs mystères… Notons aussi de nombreux numéros et hors-séries de la fameuse revue Planète de Jacques Bergier et Louis Pauwels, qui dans le prolongement de leur Matin des magiciens firent sensation au cours des années 60 en faisant paraître cette revue, la première à traiter de sujets en lien avec la parapsychologie et divers autres phénomènes mystérieux (« Rien de ce qui est étrange ne nous est étranger ! », disait ainsi le slogan de Planète). Parmi les essais du Fonds Béduneau se trouvent également bon nombre de livres issus de collections passées à la postérité : L’Aventure secrète / L’aventure mystérieuse (J’ai lu), Les Enigmes de l’univers (Robert Laffont), Enigmes de tous les temps (Robert Laffont)...

De leur côté, les romans sont pour la très grande majorité des œuvres de science-fiction populaires signées par des auteurs reconnus ou non, dont bon nombre de francophones tels que le prolifique écrivain et ufologue Jimmy Guieu (une cinquantaine de titres), Jan de Fast, Gilles-Maurice Dumoulin ou encore les époux Doris et Jean-Louis Le May. Par la présence de ces auteurs, la collection Anticipation de l’éditeur Fleuve noir est très largement représentée. D’autres collections emblématiques de la Science-fiction le sont également, telles que Présence du futur (chez Denoël), Ailleurs et demain (Robert Laffont), Science-Fiction / Fantasy (Pocket)...

Tous ces ouvrages, s'inscrivant dans la démarche initiée par le Salon des Littératures maudites, peuvent être empruntés ou consultés de manière indirecte. L'usager voulant accéder à un document en fait la demande à un agent du Secteur Patrimoine de la médiathèque Voyelles qui lui fera parvenir dans les meilleurs délais.